Une blessure transformée
en vocation

L'histoire d'Emmanuel SOS Adoption commence bien avant 1975. Dans les années 1960, Jean et Lucette Alingrin, confrontés à la stérilité secondaire de Lucette après la naissance de leur fille Marie, se tournent vers l'adoption et accueillent deux petits garçons.

Leur vie bascule lorsqu'un médecin leur demande de trouver des familles pour cinq enfants libanais porteurs de handicap. Sans hésiter, ils recueillent une fillette atteinte de poliomyélite et trouvent quatre autres foyers pour ses compagnons. Une vocation est née.

« Chaque enfant, quelles que soient ses différences, mérite d'être aimé et accueilli dans une famille. »
— Jean et Lucette Alingrin, fondateurs

En 1975, munis de leur agrément, ils fondent officiellement Emmanuel SOS Adoption — devenue Emmanuel-France en 2003. L'association se donne une mission claire : rendre possible l'adoption d'enfants déclarés « inadoptables » en raison d'un handicap physique, mental ou d'une maladie chronique.

Jean et Lucette Alingrin eux-mêmes ont élevé dix-huit enfants, dont dix-sept adoptés. En 2004, alors qu'ils en avaient déjà treize, ils ont encore adopté quatre enfants trisomiques — incarnant jusqu'au bout leur engagement.

Aujourd'hui âgés de 94 et 92 ans, mariés depuis plus de 70 ans, ils demeurent un témoignage vivant qu'une société inclusive est possible et que l'amour n'a pas de limite.

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Jean et Lucette Alingrin, fondateurs d'Emmanuel SOS Adoption
Jean & Lucette Alingrin Fondateurs — Montjoie, Maine-et-Loire
18
enfants élevés
17
dont adoptés
94 ans
Jean Alingrin
70+
ans de mariage

Les 7 piliers de notre mission

L'association Emmanuel SOS Adoption s'est construite autour de sept engagements fondamentaux, toujours d'actualité cinquante ans après sa fondation.

1

Rendre possible l'adoption dite impossible

Ouvrir la voie à l'adoption d'enfants déclarés inadoptables du fait d'une particularité physique et/ou mentale ou d'une maladie chronique.

2

Accélérer la mise en ordre des dossiers

Être attentif à chaque enfant et œuvrer pour une rapide mise en ordre de son dossier médical et juridique, afin qu'il bénéficie sans tarder de l'amour essentiel à son développement.

3

Préparer les familles

Recueillir des foyers aptes, en démarche avec leur service départemental, et assurer leur préparation particulière en fonction des besoins spécifiques de l'enfant.

4

Accompagner avant, pendant et après

L'accompagnement de l'association ne s'arrête pas à l'adoption. Nous restons aux côtés des familles tout au long du parcours, y compris dans les moments difficiles post-adoption.

5

Collaborer avec tous les acteurs

Travailler main dans la main avec les services et organismes d'adoption — ASE, MDPH, conseils départementaux — pour permettre l'accueil familial en priorité.

6

Informer l'opinion publique

Sensibiliser la société à la situation de ces enfants oubliés, lutter contre les préjugés sur l'adoption de l'enfant handicapé et promouvoir une vision inclusive de la famille.

7

Faire connaître le devenir de ces enfants pour en prouver le bien-fondé

Partager les témoignages et le devenir des enfants adoptés pour montrer que l'adoption d'enfants porteurs de handicap est une réussite humaine profonde — et encourager d'autres familles à franchir le pas.

50 ans de résultats concrets

2 200
enfants accompagnés
vers une famille adoptive
dont de nombreux enfants considérés comme « inadoptables »
900+
enfants porteurs de
trisomie 21 adoptés
une mission historique portée depuis la fondation en 1975
700+
pupilles de l'État
placés en famille
en collaboration avec les services de l'État et les conseils départementaux
18
enfants élevés par
les fondateurs eux-mêmes
dont 17 adoptés — Jean et Lucette Alingrin ont incarné leur mission

50 ans d'histoire, étape par étape

1960s

Les premières adoptions

Jean et Lucette Alingrin, confrontés à la stérilité, adoptent leurs premiers enfants. Un médecin les sollicite pour trouver des familles à cinq enfants libanais porteurs de handicap. La vocation naît.

1975

Fondation d'Emmanuel SOS Adoption

Munis de leur agrément, Jean et Lucette Alingrin fondent officiellement l'association à Montjoie, en Maine-et-Loire. Mission : permettre l'adoption d'enfants déclarés inadoptables.

1980s

Développement à Montjoie

Construction de chalets pour accueillir les familles adoptantes. L'association devient une référence nationale pour l'adoption d'enfants trisomiques et porteurs de handicap mental.

2003

Devenue Emmanuel-France

L'association adapte son nom en Emmanuel-France tout en conservant sa mission première. Plus de 1 000 enfants ont déjà été accompagnés vers une famille adoptive.

2004

Encore quatre adoptions pour les fondateurs

Avec déjà 13 enfants adoptés, Jean et Lucette Alingrin adoptent encore quatre enfants trisomiques, démontrant par l'exemple que l'amour parental n'a pas de limite d'âge.

2010s

Adaptation à la réforme de l'adoption

La réforme législative confie à l'État le monopole de l'adoption via l'ASE. Un amendement préserve la mission de l'association pour les pupilles de l'État porteurs de handicap que les circuits publics peinent à faire adopter.

2025

50 ans — et l'aventure continue

L'association célèbre son cinquantième anniversaire avec un bilan de 2 200 enfants accompagnés vers une famille. L'engagement des fondateurs, désormais âgés de 94 et 92 ans, reste un phare pour toutes les familles en parcours d'adoption.

La chapelle et les chalets de Montjoie, siège d'Emmanuel SOS Adoption, Clefs, Maine-et-Loire

Montjoie, berceau de l'aventure

Au cœur de la forêt de Baugé-en-Anjou, dans le Maine-et-Loire, Montjoie est bien plus qu'un siège associatif. C'est un lieu de vie, d'accueil et de rencontre, construit pierre par pierre par Jean et Lucette Alingrin et toutes les familles qui les ont rejoints.

À Montjoie, des petits chalets ont été bâtis pour accueillir les familles adoptantes, partager les joies et les peines, tisser des liens durables entre ceux qui vivent la même aventure.

La chapelle

Un lieu de prière et de recueillement au cœur du domaine, ouvert à tous.

🏡

Les chalets d'accueil

Des hébergements pour les familles adoptantes en séjour de préparation.

Golf de Montjoie

Outil thérapeutique et lieu de rencontre sociale pour les enfants handicapés.

🌲

La forêt de Baugé

Un écrin naturel en Anjou, propice au ressourcement et à la vie communautaire.

Visiter le site de Montjoie ↗
Portrait de Jean et Lucette Alingrin, fondateurs d'Emmanuel SOS Adoption
70 ans
de mariage

Jean & Lucette Alingrin, une folie d'amour

Jean-Loup Bernanos, le fils de l'écrivain, a dit en découvrant Montjoie : « Si mon père arrivait là, il trouverait tout ce qu'il a pensé, tout ce qu'il a souhaité, tout ce pour quoi il a écrit. »

Jean et Lucette Alingrin, aujourd'hui âgés de 94 et 92 ans, incarnent mieux que quiconque la possibilité d'une société véritablement inclusive. Leur engagement interroge notre regard sur la fragilité, le handicap et la capacité d'aimer sans condition.

« Montjoie est une immense histoire qui, depuis cinquante ans, s'écrit dans la tendresse et les larmes. Ce qui se passe ici n'est pas uniquement d'ordre social. C'est une folie d'amour qui est aussi folie de Dieu. »
— Robert Masson, La Clairière aux Enfants

Leur héritage, porté aujourd'hui par l'équipe de l'association, demeure plus vivant que jamais. Chaque famille que nous accompagnons perpétue l'œuvre commencée il y a cinquante ans dans cette clairière d'Anjou.

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Vous portez un projet d'adoption ?

Notre équipe vous accueille gratuitement, vous écoute et vous accompagne à chaque étape — de la première question jusqu'à l'arrivée de l'enfant.